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Une solution logicielle mondiale pour les travaux de voirie, de canalisation et d'égout



Le vendredi 12 février 2016

Avez-vous déjà vu une rue fraîchement repavée être détruite à nouveau pour des travaux d'égout? Les autorités municipales pourraient bientôt être en mesure d'éviter de telles bévues grâce à un nouveau logiciel élaboré par des chercheurs de l'Université Concordia, à Montréal.

Dans un numéro récent de la revue Journal of Construction Engineering Management, l'ancien étudiant aux cycles supérieurs Khaled Shahata et le professeur Tarek Zayed, du Département de génie du bâtiment, civil et environnemental, décrivent une méthode innovante permettant de répertorier les nombreux problèmes liés à la réparation et à la réfection des réseaux de routes, de canalisations et d'égouts.

« Les planificateurs urbains travaillent souvent en silo, relève le professeur Zayed, auteur en chef de l'étude. Or, l'intégration des routes et des canalisations d'eau et d'eaux usées devient un défi majeur de planification lorsque les infrastructures occupent le même espace. »

En combinant une foule de variables relatives aux réseaux d'égouts, de routes et de distribution de l'eau, le logiciel de Tarek Zayed et de Khaled Shahata élimine ces silos. Il établit les facteurs de risques et les conséquences à prévoir si l'on omet de définir les secteurs où le besoin d'intervention est le plus criant et d'assurer une répartition efficace des ressources.

Cette solution logicielle arrive à point nommé.

« En Amérique du Nord, il est devenu primordial d'entretenir et de renouveler les systèmes d'égout et d'alimentation en eau », commente Khaled Shahata, qui a mené la recherche durant ses études de cycle supérieur à Concordia. Il est aujourd'hui spécialiste en gestion des biens pour la ville de London, en Ontario.

« La plupart des installations d'eau potable arrivent en fin de vie utile », précise-t-il.

« Aux États-Unis, quarante-deux pour cent des grandes routes urbaines sont congestionnées, et trois quarts des circuits d'évacuation des eaux usées nécessitent une réparation. Ce n'est pas mieux au Canada, où, selon les évaluations, environ trente pour cent des infrastructures municipales sont dans un état passable, mauvais ou très mauvais. »

Même si les infrastructures des villes de toute l'Amérique du Nord font l'objet d'incessantes réparations et réfections, l'exécution de ces travaux n'est pas toujours simple. Divers problèmes se posent en effet, par exemple les compressions budgétaires, les risques sanitaires, les préoccupations environnementales et les questions relatives à l'entretien.

C'est à Guelph, en Ontario, que le logiciel a été mis en œuvre pour la première fois. Selon le professeur Zayed, il pourrait bientôt servir dans des villes du monde entier.

« Ces problèmes sont communs à toutes les agglomérations de la planète, remarque-t-il. Le logiciel permet de résoudre les conflits de planification entre différentes entités et d'envisager les enjeux d'infrastructure d'une ville de façon plus globale. »

« Le processus de réparation et de restauration s'en trouve rationalisé, ce qui favorise une utilisation optimale des budgets. »

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