Le mardi 8 septembre 2026
RIM

REGROUPEMENT DES ORGANISMES DE CONSERVATION DU QUÉBEC
La nature, tout un rendement : 678,3 M$ en services rendus chaque année par les sites protégés en terres privées

8 septembre 2026

Une nouvelle étude québécoise chiffre les retombées économiques et sociales de la conservation. Dans le sud du Québec, les activités des organismes de conservation œuvrant en terres privées génèrent plus de 48 M$ en valeur ajoutée et les milieux naturels protègent 22,6 G$ d'actifs naturels. 

Protéger la nature génère des retombées économiques locales mesurables. Le nouveau rapport d'experts Conserver la nature, cultiver la prospérité : les retombées économiques et sociales de la conservation en terres privées au Québec montre que les milieux naturels protégés fournissent des services bénéfiques aux humains, aussi appelés services écosystémiques. Ils soutiennent des emplois et réduisent plusieurs risques climatiques, des éléments pertinents dans la réflexion entourant la résilience des territoires face aux aléas naturels.   

La conservation, un secteur aux retombées économiques mesurables 

Les activités des membres du Regroupement des organismes de conservation du Québec (ROCQ), qui œuvrent en conservation en terres privées dans le sud du Québec, se mesurent notamment par : 

  • 640 emplois soutenus au Québec. 
  • La majorité de la valeur ajoutée est générée dans l'économie québécoise, soit plus de 48 M$. 
  • Chaque dollar créé par les activités de conservation génère 0,92$ de valeur ajoutée dans le reste de l'économie. Toute proportion gardée, ce ratio est similaire à l'industrie de la construction.  
  • 678,3 M$ par année en services écosystémiques fournis par les milieux naturels conservés, qui se convertit en 22,6 G$ : la valeur actuelle estimée de cet actif naturel à rendement perpétuel.  
  • La valeur actualisée des services rendus est d'au moins 70 fois supérieure au coût d'acquisition moyen. 

François Delorme, de Delorme Lajoie Consultation, indique : « Notre étude montre que la conservation contribue à la fois à l'économie d'aujourd'hui et au capital naturel dont dépend notre prospérité future. Les activités des organismes soutiennent l'emploi et la valeur ajoutée, tandis que les milieux protégés fournissent durablement des services essentiels aux collectivités. » 

Un investissement rentable, local et qui dure longtemps  

Les milieux naturels limitent les inondations, améliorent la qualité de l'air, stockent du carbone, améliorent l'approvisionnement en eau et protègent la biodiversité. Leur dégradation transférerait des coûts majeurs aux gouvernements, aux entreprises privées et aux municipalités. Les valeurs de l'étude sont d'ailleurs des estimations plancher : elles ne captent pas pleinement les bénéfices pour la santé, la culture, l'identité et la qualité de vie que fournissent la nature.  

Selon l'étude, commandée par Nature-Action Québec pour le collectif des organismes de conservation, investir dans la conservation permet de faire d'une pierre trois coups stimuler l'économie locale et régionale, renforcer la résilience climatique des territoires et éviter des coûts d'infrastructures majeurs puisque les milieux naturels offrent des services utiles aux collectivités.  

« Les feux de forêt, les crues soudaines, les canicules et les dommages aux infrastructures nous rappellent que les milieux naturels protègent les communautés de multiples façons.  Les infrastructures construites par l'humain ne seront jamais aussi efficaces. Avec les bénéfices chiffrés, accroître les investissements en conservation dans le sud du Québec représente une occasion de mieux soutenir les communautés et de favoriser leur résilience à long terme », indique Maryline Charbonneau, directrice, Engagement et communications d'impact, chez Nature-Action Québec. 

« Cette étude met en lumière ce que les organismes de conservation constatent sur le terrain : protéger les milieux naturels génère des retombées tangibles pour nos collectivités. Les résultats démontrent qu'au-delà du simple accès à la nature, l'action concertée des organismes de conservation partout au Québec contribue à créer de la richesse, à soutenir des emplois, à renforcer la résilience et la vitalité de nos communautés » précise Brice Caillié, directeur général du ROCQ. 

« Les résultats obtenus sont particulièrement encourageants et illustrent le dynamisme du milieu de la conservation au Québec. Ils rappellent aussi que les organismes de conservation contribuent de multiples façons au bien-être des collectivités et à la prospérité des territoires. De nombreuses organisations accomplissent un travail essentiel dont les retombées méritent d'être mieux connues et reconnues. À travers le Canada, ce sont plus de 150 organismes de conservation qui contribuent à la prospérité économique du pays tout en protégeant son identité » ajoute Renata Woodward, directrice générale de l'Alliance Canadienne des organismes de conservation (ACOC). 

L'étude en appui à la prise de décision 

L'atteinte des objectifs du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, qui prévoit notamment la conservation de 30 % des terres et des eaux d'ici 2030, représente aussi une occasion de mieux reconnaître la valeur économique des milieux naturels. Les résultats de l'étude soulignent l'intérêt de : 

  • Reconnaître le financement de la conservation comme un investissement productif à haut rendement dans le capital naturel.  
  • Intégrer la valeur des services écosystémiques aux décisions concernant les projets publics.  
  • Collaborer avec les organismes de conservation comme partenaires de premier plan pour atteindre les objectifs économiques, climatiques et de biodiversité. 
  • Tenir compte des bénéfices économiques, climatiques et sociaux associés aux investissements en conservation, ce qui en fait des politiques à haut rendement public.

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Pour plus d'information

Nature-Action Québec
120, rue Ledoux
Beloeil Québec
Canada J3G 0A4
www.nature-action.qc.ca


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